La biodiversité au sommet – Bonne année !

La biodiversité au sommet – Bonne année !

L’année 2020 devait être celle de la Biodiversité, mais avec l’épidémie de COVID les négociations internationales ont été décalées d’un an. C’est donc 2021 qui sera je l’espère une belle année d’engagements, d’actions et de financements pour les enjeux climatiques, de biodiversité et de santé-environnement !!!

Cette année nous avons beaucoup entendu parler de biodiversité notamment avec le lien entre la santé humaine et la biodiversité. Il y aura-t-il un avant et un après ? Espérons-le !

Les entreprises se sont davantage rendu compte de la fragilité de nos systèmes face à une perturbation liée à l’environnement et à la santé. Ainsi elles ont tout intérêt à modifier leur modèle de développement pour y intégrer les enjeux environnementaux et sociaux auxquels nous devons tous faire face.

La résilience de notre économie dépend de notre capacité à fonctionner en harmonie avec la nature. C’est ce que nous défendons chez Être et Avoir ayant comme Leitmotiv de reconnecter Nature-Humanité-Economie.

Notre survie dépend de celle de la Nature et les 3 crises climatique, de biodiversité et la pandémie de COVID ne peuvent que le confirmer. Gouvernements et entreprises vont devoir faire preuve d’engagements post 2020 qu’ils mesurent et respectent (aucun objectif d’Aïchi n’a été atteint), de coopération et d’efforts collectifs.

L’agenda des négociations internationales et des prises d’engagements est bien rempli cette année avec la COP 15 de Biodiversité (en mai en Chine), Le Congrès Mondial de l’UICN (en septembre à Marseille), la COP 26 Climat ( en novembre à Glasgow) . En France nous avons commencé avec le One Planet Summit dédié à la biodiversité. Un rendez-vous enthousiasmant en ce début d’année !

J’en retiens une volonté commune des pays participants de trouver des financements à la mesure des enjeux (le nerf de la guerre), à mesurer les engagements et à en rendre compte régulièrement et en toute transparence. Les mois à venir nous diront si ces paroles se sont concrétisées. En attendant plusieurs bonnes nouvelles :

  • Enfin la biodiversité devient une priorité et tout le monde reconnait qu’on ne pourra atteindre les objectifs climat sans traiter la biodiversité, il était temps !
  • La Coalition de la Haute Ambition pour la Nature et les Peuples vient d’être lancée. Plus de 50 États se sont engagés à la préservation de la biodiversité en protégeant 30% des surfaces terrestres et maritimes d’ici à 2030.
  • La Task Force for Nature-related Financial Disclosures (TNFD) va bientôt être lancée. Les instruments financiers sont à (ré)inventer car les besoins sont colossaux pour prétendre atteindre les objectifs affichés (pratiquement 1 000 milliards de dollars par an d’ici à 2030 vs 100 milliards actuellement, sic). Ces nouveaux flux financiers publics et privés devront être adressés aux pays du Sud et du Nord ; le cadre commun, les règles de suivi sont encore à définir.

-> Alors nous aussi parlons de biodiversité ! Vous êtes une entreprise, une collectivité locale, une association et vous ne savez pas quoi faire pour la biodiversité ? Contactez-nous et nous trouverons ensemble des solutions à impact pour votre entreprise et vos collaborateurs. En attendant vous pouvez consulter nos pages sur le conseil RSE/Biodiversité, les formations/ateliers pédagogiques ou les sorties nature !

Voilà plus de 10 ans que j’ai changé de métier car je suis convaincue que les entreprises ont le pouvoir et le devoir d’agir pour un développement économique en harmonie avec la nature et les hommes. Les choses changent c’est vrai mais trop lentement. Cette année j’ai envie d’y croire, de croire que nous n’avons pas la même maturité après 1 an de pandémie, mobilisons-nous, agissons ensemble !

Bonne année de transition à tous !

Annabelle PRIN-COJAN, Fondatrice Être et Avoir

COP 15 Biodiversité à Kunming (Chine)

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Le Congrès Mondial de la Nature à Marseille

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Le bonheur est dans le pré, ou dans le parc, ou le jardin !

Le bonheur est dans le pré, ou dans le parc, ou le jardin !

Mon ami Mickaël Mangot, docteur en économie, spécialiste de l’économie comportementale, Directeur général de l’Institut de l’Economie du Bonheur, nous livre une analyse originale de notre rapport à la nature et de son bénéfice encore sous évalué par rapport au prix de l’immobilier et des investissements nécessaires pour les espaces verts publics.

L’analyse est fluide, pédagogique et documentée de nombreuses études scientifiques. Je vous livre ici quelques notions que Mickaël développe dans son dernier podcast Homo éconovirus que je vous invite fortement à écouter, vous passerez un bon moment et apprendrez des choses ! #Combien vous a coûté la fermeture des parcs

La nature joue un rôle important pour notre bien être physique, psychologique et cognitif.

 

De nombreuses études scientifiques l’ont prouvé ces dernières années. A titre d’exemple la simple vue de la nature (en vrai et même en image) diminue la fatigue cognitive et restaure l’attention -> Mettez une plante ou un poster de nature près de votre ordinateur pour vous aider à vous concentrer !

Mickaël Mangot nous parle ensuite de la Biophilie « amour de la Terre et des êtres vivants » un terme apparu dans les années 1960 grâce aux travaux du psychanalyste américain Erich Fromm puis ensuite largement développé par Edouard Wilson notamment dans son livre Biophilia. D’après leurs travaux notre attirance envers la nature serait une sélection naturelle pour l’évolution de notre espèce comme un trait psychologique favorable à la survie de l’Homme (la nature nous apporte l’eau, la nourriture, le bien-être). Ainsi, aujourd’hui encore l’Homme est sensible à la nature. L’Homme se sentirait bien dans la nature car il serait prédisposé à s’y sentir mieux.

 

 

Les espaces urbains sans verdure privent les humains d’un substrat nécessaire à leur bien être et à leur bon fonctionnement.

 

Des études montrent que les habitants des quartiers où il y a plus de verdure sont plus heureux que ceux qui habitent loin des espaces verts. Il existe une distance optimale (théorie de U inversée) et une couverture optimale des espaces verts qui serait de 11% selon des études allemandes (couverture de 5% à Paris).

L’ évaluation économique du bénéfice des infrastructures vertes publiques est un exercice difficile. Cependant depuis les années 2000 des évaluations liées à l’économie du bonheur ont permis de mesurer (avec des protocoles rigoureux et approuvés) la satisfaction de la vie en rapport avec la proximité du lieu de vie avec des espaces verts.

Ainsi, à la vue des études sur les personnes et le bonheur, une augmentation de 1% la surface végétale d’un quartier reviendrait à une augmentation de revenu annuel de 1000 à 1700 € *. Ainsi à Paris une augmentation de 5% à 11% de la couverture végétale publique reviendrait à augmenter la satisfaction comparable à une hausse de revenu annuel pour le parisien de 6000 € à 10 000 €.

Le podcast parle ensuite du prix de l’immobilier qui n’est pas assez valorisé par à ce qu’il devrait être en fonction de la proximité avec des espaces verts publics. Et du rapport non égal entre pays ayant un PIB élevé et bonheur.

Mickaël conclu sur le fait que les espaces verts publics contribuent au bien-être personnel et social. Une explication serait que le contact avec la nature nous ferait prendre conscience que nous appartenons à un Tout ! Et comme je le disais dans mon précédent article cette conscience d’appartenir à un Tout est essentielle pour répondre aux enjeux sociétaux auxquels nous devons faire face.

J’espère que cet article vous aura donner envie d’écouter ce podcast super enrichissant !

 Et pour ceux qui sont intéressés par une expérience de reconnexion à soi-même et à son environnement, pensez à me demander un devis pour mes sorties Inspiration(s) !

* Pour en savoir plus sur le lien entre bonheur et travail je vous recommande fortement le livre « Le boulot qui cache la forêt » de Mickaël Mangot.

 

 

Journée Internationale de la biodiversité, n’oublions pas que nous faisons partie d’un Tout

Journée Internationale de la biodiversité, n’oublions pas que nous faisons partie d’un Tout

C’est une année particulière pour la biodiversité. Le COVID 19 a projeté le monde dans une nouvelle ère, nous avons chacun vécu le risque santé lié à l’érosion de la biodiversité, l’économie est mise à mal et les disparités sociales sont plus présentes que jamais. Ces dernières années la communauté scientifique n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme au sujet de l’érosion de la biodiversité et de l’urgence climatique. Aujourd’hui selon l’ONU « Les solutions fondées sur la nature offrent le meilleur moyen d’assurer le bien-être des êtres humains, de lutter contre le changement climatique et de protéger la planète ».

Des sociétés comme les Indiens Kogis n’ont jamais perdu le lien avec la nature, ils sont à présents les gardiens d’un équilibre homme-nature que nous avons perdu. Cette conscience d’appartenir à un Tout est pourtant essentielle pour répondre aux défis sociétaux auxquels nous faisons face. Les catastrophes naturelles et maintenant le COVID 19 nous poussent à plus d’humilité et à la recherche du lien perdu entre nos activités et la biodiversité. Car il est possible de concilier développement économique et préservation de la biodiversité.

L’équilibre de la biodiversité est un enjeu central pour le bien-être des hommes et de la nature. Tous les grands enjeux sociaux et environnementaux sont liés à la diversité biologique. Le climat, l’eau, l’alimentation, la santé dépendent des services rendus par la biodiversité. Sachons l’admettre et faire de la biodiversité une priorité présente et future.

Chacun à son échelle doit agir.

 

En tant que citoyens ce sont les choix de consommation et de façon de vivre plus sobres et plus ancrés dans le territoire qui permettent de réduire notre impact.

Pour les entreprises, même celles qui ne se sentent pas concernées, il s’agit de :

  • Considérer la ressource comme finie et donc de privilégier les démarches sobres en ressources et favoriser l’économie circulaire
  • Evaluer ses impacts directs et indirects sur la biodiversité,
  • Comptabiliser les services rendus gratuitement par la nature dans son rapport extra-financier ,
  • Impliquer ses dirigeants et collaborateurs sur ce sujet porteur de sens
  • Considérer la biodiversité comme un sujet stratégique,
  • Améliorer ses connaissances sur le sujet
  • Intégrer les enjeux environnementaux à tous les services : R&D, achat, financier, RH, commercial etc.

C’est aussi pourquoi nous vous invitons tous à vous reconnecter à la nature pour en ressentir ses bienfaits !

Les événements nationaux et internationaux décalés pour cause de COVID 19 auront lieu début 2021 comme le Congrès Mondial de la Nature auquel nous participerons pour présenter les résultats de notre étude scientifique sur les attentes écologiques des salariés envers leur employeurs et le territoire. Et la COP 15 Biodiversité dont l’enjeu est d’engager les états sur une vision commune à 2050.

Pour en savoir plus sur l’enjeu biodiversité et sur les actions et indicateurs à mettre en place dans votre entreprise n’hésitez pas à nous contacter en cliquant ici, nous nous ferons un plaisir de vous accompagner !

Quelques sites et documents utiles

IPBES Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, Rapport 2019 https://ipbes.net/global-assessment

OFB, L’office français pour la biodiversité https://ofb.gouv.fr/

FRB, La Fondation pour la recherche sur la biodiversité https://www.fondationbiodiversite.fr/

France stratégie, Rapport 2020 Empreinte biodiversité des entreprises https://www.strategie.gouv.fr/publications/empreinte-biodiversite-entreprises

Ministère écologie, les entreprises engagées pour la nature https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/mobilisation-des-entreprises-transition-ecologique

World Economic Forum, Rapport 2020 sur les risques mondiaux (biodiversité, 2nd risque) http://www3.weforum.org/docs/WEF_Global_Risk_Report_2020.pdf